je me souviens l’ été dernier

Je me souviens de ce que j’ ai vu, je me souviens de ce qui m’ a plu, c’était l’ été dernier… au hasard de mes promenades dans ma ville ou à Paris, je me surprenais à rencontrer des gens étonnants, de l’ homme peintre androgyne qui refaisait la peinture de sa maison aux figures étonnantes d’un garçon de la nuit parisienne. Rien n’ était laissé au hasard et tout prenait un sens lorsque je me mettais à décrypter ces clichés ou instants volés.

Et jamais le contact n’avait été si facile que lorsque je me surprenais à photographier ces instants, certains instants de solitude m’ avaient marqué: dans le parc naturel près de mon Havre de paix, ma maison: j’ avais surpris en grimpant un chemin menant vers les hauteur du parc, un chemin en escalier de bois, sur ma droite au début de mon escalade, un joueur de guitare, était connecté avec l’ instant qui le fixait, d’ un œil familier, une spiritualité perceptible se dégageait promptement de ce personnage étonnant. Il me semblait avoir zoomé cet instant dans une rapidité que l’ éclair d’ un orage ne m’ aurait pas envié, j’ étais persuadée qu’ il allait me regarder mais l’ homme pris à son propre jeu ne lâchait pas l’objet de son manège.

Je croyais fermement à la protection du ciel et que les dieux ne pensaient pas mieux. A la croisée des chemins, arrivée dans les hauteurs de ce parc lumineux et aux ombrages majestueux, j’ étais satisfaites, la photographe amatrice que j’ étais, avait parfaitement travaillé son jeu. Mais lorsque je tournais mes yeux vers l’ opposée de la rotonde que formait cette belle montée, je surpris deux amoureux qui s’ embrassaient, je réfléchissais plus vite qu’ il n’ en était, et pour parfaire l’ instant de ce doux moment, j’ usais de tactiques pour prendre en photo ce couple magique, une feinte et rien autre me permis de prendre cette photo que l’ aube m’ avais promis plus tôt. Je riais intérieurement à cet heureux présage et entourée d’ animaux que je regardais au loin venir, les vaches aux couleurs noirs ébènes, blanches teintées, que seul un habitué du parc pouvait reconnaître lorsqu’ il marchait dans les vallées et chemins du beau parc et je vous le dis enfin le beau parc celui des Beaumonts.

Il me fascinait tant ce parc, ce majestueux lieu où la nuit tombait sur quelques chevaux qui faisaient la ronde dans leur course infinie, interdite et brûlante de tomber sur quelques feux de bois à la fumée transpirante et épuisante à la longue trainée grandissante. Ombragée mais meurtrie quelques cœurs aguerries avaient vécu par ici mais le loup perché sur la colline dans un rêve endormi faisait peur, et effrayait les promeneurs du soir qui, la nuit tombée osait planter tantes et branches usées par le temps et qui posait ses conditions morbides. Le loup affamé rendait le lieu solitaire et emprunt de mystère que seuls les Dieux des lieux pouvaient laisser présager.

Le lieu grandissant d’ émoi se couchait sur la plaine lointaine aux quelques colombes solitaires, blanches et sereines, le corbeau qui avait fini son travail acharné laissait planer quelques doutes et au lieu de blanchir le beau navire qui, dans le ciel se formait, à la lune éclairante, non, il faisait perdre au temps de sa crédible vengeance et espaçait dans les limites d’ une paisible nuit d’ étranges cauchemars, le corbeau présageait que le beau navire allait couler au clair de lune quand le soleil ne pointait plus au zénith mais tombait sur le parc maudit par des chemins infinis.

Le corbeau perdait pourtant son temps car seules de vrais louves mangeraient pourtant sa pitance mais au lieu de cela il préférait lancer sur les Dieux du lieu un geste majestueux qui le ferait tomber de son arbre perché. Et alors qu’ au loin je menais bataille, d’ un œil solitaire je rendais hommage aux loups qui garnissaient les lueurs cauchemardesques  du promeneur qui cherchait refuge en ce lieu si beau mais pourtant si tristement célèbre à ma mémoire.

Je comptais dédier ces mots à ma mère qui m’ avait bordé mais ce lieu réservé m’ en avait séparé, j’ avais ensuite livré bataille et rejeté par les miens avec seul Dieu pour complice mais la rime n’ existait pas quand je disais que le vice, rue du désespoir, s’ était servi de ma jeune sollicitude!

Et quand seuls tes proches comprennent que tu  as livré bataille accompagné des Dieux alors ton cœur se surprend à aimer un cour instant, la vie de l’ être. La musique bercée et imaginée des Dieux m’ a témoigné et multiplié ses hommages, je ne peux ici que lui rendre son usage.

DSCN3104Les amoureux du parc

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Les promeneurs du parc

DSCN3134L’ homme peintre androgyne au abords du parc

RSCN3114L’ homme à la guitare

DSCN3116      Le petit garçon qui jouait avec le chien

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Dans le parc: l’ homme à la canne

Les escaliers en bois qui mènent à la rotonde en haut du parc où se trouvent les amoureux

une porte aux abords du parc

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L’ homme aux postures étranges rencontrée lors d’ une soirée parisienne

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Invocations

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Regards aux travers d’ un miroir

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Pat dit :

    Ce récit vaut un voyage, émouvant …

    Aimé par 1 personne

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