It girl une identité plus qu’ une profession

Elynor Glyn, romancière et scénariste anglaise utilise pour la première fois, le terme « it »,dans une histoire parue dans le magazine Cosmopolitan. Le terme sera ensuite employé pour désigner par la suite l’ actrice Clara Bow telle qu’ elle apparaît dans le film muet hollywoodien de 1927 « It »: une fille qui a du sex appeal mais version année folles.

Clara Bow
Clara Bow

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De nos jours, avec l’ avènement du web, les réseaux sociaux, les blogs, les données ont changé, elles exposent leur vie personnelle. Delphine de Canecaude, fondatrice de l’ agence de communication et de publicité Étoile Rouge affirme que « contrairement aux mannequins, ce n’ est pas juste leur frimousse que l’ on suit, c’est aussi leur univers, leur style de vie, qu’ elles mettent en avant sur les réseaux sociaux ».

Et puis elles inspirent les créateurs et les consommatrices mais de façon éphémère, car elles n’ ont pas de profession, comme par exemple les mannequins, et du coup tout repose sur leur identité. Peaches Geldoff décédée à l’ âge de 25 ans, anglaise, était une bad boy au féminin, elle était connue pour ses excès , elle a dit dans une interview pour Arte  » une fille veut être célèbre pour ce qu’ elle est, c’est un désir freudien, elle rêve de réussir en étant elle-même, pour son look et sa manière d’ apparaître, habituellement on est célèbre car on est un acteur, un chanteur donc, c’est une forme de dépendance des autres, elle rajoute que c’ est un phénomène de grande ampleur »

Les réseaux sociaux aux travers des photos publiés et des statuts personnels traduisent cet effet, cette façon singulière d’ apparaître sur le devant de la scène, cette nécessité, ce besoin de reconnaissance du moi que relève Peachy Geldoff, lorsqu’elle parle de désir  freudien, celui du moi qui s’ épanouit au devant de la scène, par des apparitions et des mises en scène de looks recherchés dont bon nombre s’ inspirent.

Mais ce moi, moyen ultime de gravir les échelons de la célébrité, repose t-il sur des compétences professionnelles, les its girls existent par elle-même même si ce sont les marques qui les propulsent ainsi au devant.

Il  existe en revanche des victimes de ce système qui ont connu une prospérité éphémère. Alors que d’ autres présentes au bon moment et au bon endroit ont su tirer un maximum de profit de leur identité d’ its girls. Incontestablement, Alexa Chung, égérie et auteur, a 30 ans fait office de monument. Elle fait toujours autant rêver avec son joli style « preppy » et a su s’ affirmer dans le milieu. Quant à Cory Kennedy elle tente en vain de refaire surface mais soit par manque de confiance en son potentiel ou alors soit parce que les besoins de la société ne répondent plus aux critères qu’ elle incarnait.

Conclusion, concept identitaire ou profession, je dirais qu’ au départ, la it girl est le symbole d’ une identité en devenir et qu’ elle peut puiser ensuite dans ses réserves pour aller au devant des tendances et rester ou devenir un symbole par la simple volonté d’ y parvenir.

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Christelle dit :

    Super article qui change de ce qu’on peut lire habituellement ! Merci du partage. 😊

    Bizous, Christelle
    http://www.lipleblog.com

    Aimé par 1 personne

    1. sincèrement ça me touche et j’ espère continuer comme ça, l’ aspect critique des sujets m’ intéressent, bisous! marie-caroline

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